Dans la Création nous trouvons l'échelle pour monter vers Dieu
Dans la ''beauté de la Création'' on peut voir le visage de Dieu, et donc '' la création devient presque une échelle pour monter vers Dieu, pour connaître Dieu ''. (Benoît XVI) Le Pape se référait à la Genèse, dans laquelle le premier pas indique que ''par la transparence de Dieu dans la création, nous pouvons percevoir, presque voir Dieu, monter vers Dieu ''.
'' Ce Dieu créateur est même un Dieu de la condescendance ''. '' Nous sommes des faibles - a expliqué le Saint Père. » Toute la création est belle et même très belle parce qu'elle est conforme à la parole de Dieu. Le monde reflète la pensée, la sagesse de Dieu qui est la source de la beauté (sg 13,3) et recouvre de splendeur et de majesté son ouvrage (Ps 111,3) ; le cosmos raconte la beauté lumineuse et forte du Seigneur (Ps 29). L'eau est pour la soif des vallées et des bêtes ; les cyprès sont un refuge pour la cigogne, le soleil et la lune pour l'alternance des jours et des nuits et des saisons -Ps 104) : les choses rappellent que le chemin qui conduit à la beauté est le service. Il est surprenant aussi de voir comment le judaïsme ancien revient sur la beauté d'Eve avant la chute, telle qu'elle sortit des mains du Créateur et telle qu'elle fut présentée à Adam par l'entremise de Dieu lui-même.
Le Christ est le plus beau des enfants des hommes (Ps 45,3). Il est beau parce qu'il accomplit la volonté du Père dont il reflète la beauté. Il est « beau » parce qu'il donne sa vie pour ses brebis. Belles sont ses œuvres (Jn 10,32-33) car elles manifestent l'amour du Père. Certes pour les yeux éteints du profane, le serviteur souffrant est sans beauté ni éclat (Is 53,2.3), mais la preuve d'amour que le Christ offre sur la croix a une telle charge de beauté qu'elle fait dire à Jésus : « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12,32-33). Et par le repas de la parole et du pain, l'eucharistie rayonne en nous de la beauté du Christ : « Qui regarde vers lui resplendira »
La tradition biblique et judaïque nous permet de comprendre le sens de la beauté de Marie, elle consiste en son Fiat au moment de l'Annonciation : par son consentement libre et sage, elle permet au rayon lumineux de la Parole divine d'envahir le plus intime de sa personne. Et c'est pour cette raison qu'elle resplendit de beauté. Dans la tradition juive, au pied du Sinaï, la communauté d'Israël est rendue par le Seigneur toute pure (Ct 8,5) et toute belle (Ct 4,7) et fut ainsi rendue apte à prononcer le Oui qui la rendait épouse du Seigneur. De même, à Nazareth, Marie est la pleine de grâce. Marie est la plus belle parmi les femmes, quand elle prononce le Oui qui la rend mère du Seigneur et femme de la nouvelle Alliance. Retenant dans son cœur toutes les paroles de son Fils, même si elle ne les avait pas comprises. Marie avance dans son pèlerinage de foi. Même au calvaire, elle ne cesse d'être la plus belle entre les femmes en raison de sa foi indéfectible. Déjà la première communauté chrétienne la saluait avec l'expression célèbre : « Bienheureuse celle qui a cru que s'accomplirait ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ». Le « Fiat » de l'Annonciation et ce qu'elle suggère aux serviteurs de Cana, « Faites tout ce qu'il vous dira » Sont les deux pôles qui attirent sur elle les rayons de la beauté divine. La beauté de Marie vient de sa sainteté L'âme de Marie devait posséder une richesse de perfection qui exclue toute ombre morale et place sa personne au-dessus de toute autre créature : La grâce de Marie est communicative, comme celle de Jésus
L'Eglise est toute parée de beauté. Elle est belle quand elle persévère dans la pureté de l'Evangile et alors elle peut être comparée à Eve, vierge sans faute avant la désobéissance. Dans l'Apocalypse, elle est parée pour son époux. C'est le Christ qui nous a lavé de nos péchés par son sang, et c'est l'Esprit Saint qui parle à l' Eglise et l'exhorte à ne pas tacher ses vêtements. L'Esprit Saint dessine en nous les traits du Christ et de Marie. « La beauté est harmonie. » Et lorsque la beauté humaine extérieure exprime l'harmonie intérieure de l'être : « Elle devient rayonnante. »